Les transpondeurs sont des puces qui émettent un identifiant unique au passage des détecteurs. Les puces étant passives, les détecteurs envoient en permanence des signaux électromagnétiques et décodent quand elle est proche, l'identifiant de la puce. (#rfid). La zone de détection est fonction de la puissance d'émission/réception du signal et du nombre de récepteurs.
Avantage : la puce est passive et l'identifiant unique, peu de risque de falsification.
Inconvénient : il faut installer 2 transpondeurs (4g) sur chaque machine et paramétrer un identifiant unique, ça prend du temps. Le système coute cher. La bande de fréquence est identique pour tous les transpondeurs et seul la détection de l'ID permet la discrimination entre les machines.
Les Vrx sont des récepteurs vidéo qui utilise la force du signal vidéo comme paramètre de détection : le RSSI. Plus le RSSI est haut, plus le signal est fort et plus le signal est proche. En paramétrant un seuil de détection, il est possible de limiter la détection à une zone (une bulle en fait).
Dans les bons systèmes, un VRX est dédié à une fréquence de détection. Comme chaque machine a une fréquence vidéo distincte des autres, la discrimination entre machines est rendu simple.
Avantage : aucun ajout sur la machine. Le système est bien moins cher que le RFID entre 100 et 500 euros.
Inconvénient : il faut des VTX "propres" qui ne bavent pas dans les fréquences ni dans la puissance d'émission. Il faut calibrer les VRX pour qu'ils détectent de façon homogène chaque drone.
D'autres contraintes s'ajoutent à ces systèmes :
- la durée de détection et la fiabilité doivent permettre de détecter des machines à plus de 100 km/h
- plusieurs quads doivent être détectés ensemble sans que l'un prenne le dessus sur l'autre
- la zone de détection doit être fiable et homogène. Il ne faudrait pas qu'un pilote ait une zone de détection plus petite que les autres.
- la résolution du système doit être connue. La résolution est la valeur de temps la plus petite pour dire qu'on peut avec exactitude déterminer qu'un pilote est devant un autre. Est ce 1/10e de seconde, 2/100 ou 3/1000e ?
- il ne doit pas y avoir de détection parasite. Ce sont des fausses détections alors que la machine est en dehors de la zone de détection.
- il ne doit pas y avoir de non détection alors que la machine est bien dans la zone de détection.
L'expérience des courses montrent que les systèmes à base de transpondeurs souffrent régulièrement de détections parasites. Un opérateur doit les éliminer du comptage. Par contre je ne connais pas la proportion des mauvaises détections vis à vis des bonnes.
La Drones Breizh Races a utilisé le LapRF-pro 8 voies d'ImmersionRC. Une fois correctement paramétré, je dois dire que j'ai été bluffé par le système. Tous les chronos ont été pris, aucun n'a été manqué et aucun chrono parasite n'a été détecté. Je ne m'attendais pas à ce résultat parfait. D'autres courses en UK, USA ont montré le même résultat excellent.
Souvenez vous des chronométrages à la main... Il n'était pas rare d'avoir des écarts de 7s entre 2 pilotes avec le 2e qui a un temps meilleur que le 1er
On a vu dans plusieurs courses que les temps devenaient de plus en plus serrés entre les pilotes.
La question qu'on peut se poser est quelle fiabilité on donne à l'un ou l'autre des systèmes et quelle résolution doit on envisager ?
En compétition, doit on mettre en place une limite de résolution afin de refaire la course si les chronos sont trop proches les uns des autres ? Quelle est cette limite ?